Se détendre aux Fermes de Marie

La montagne est une destination toujours prisée pour prendre quelques jours de vacances. Et Megève fait toujours partie des destinations que l’on aime. Station chic et simple, élégante à la française, elle était le lieu idéal pour l’implantation des Fermes de Marie. Qui aurait imaginé il y a vingt ans qu’en récupérant çà et là des éléments de structure d’anciens chalets savoyards, Jean-Louis Sibuet et son épouse Jocelyne inaugureraient un nouveau style de séjour à la neige ? Lorsqu’il commence à ressusciter ces bâtisses – d’anciens refuges, granges, bergeries ou étables démontés pour être reconstruits – le couple n’a, il l’admet, aucune idée du résultat qu’il va obtenir. La seule chose dont il est certain c’est qu’il souhaite retrouver l’esprit d’un authentique hameau savoyard. Tandis que son mari tente de mettre de l’ordre dans un gigantesque enchevêtrement de poutres et de planches numérotées, Jocelyne, passionnée de décoration, s’immerge dans les traditions de la Haute-Savoie. Mobilier, céramique, tissus, rien ne lui échappe.

Les assiettes, les couverts et même les moules à beurre d’antan sont le fruit d`une recherche minutieuse qui vise à recréer l’intimité et le charme des fermes anciennes. Lorsque les objets n’existent plus, Jocelyne les fait refaire, pour le plus grand bonheur des artisans des environs. Depuis, l’histoire a fait son oeuvre. Les Sibuet ont réussi bien au-delà de leurs espérances. Leur succès a dépassé le cadre de leur Depuis l’ouverture des Fermes de Marie, en 1989, la chaleur du vieux bois et les fermes savoyardes suscitent L’engouement de tous. Les petites annonces immobilières transforment la moindre maison ancienne en « ferme » et les magazines de décoration ne tarissent plus d’éloges sur le style alpin « un rien rustique ». Signe encore plus frappant de ce phénomène de mode, les éditeurs ont publié une pléiade de beaux livres sur la question. En attendant, les huit chalets qui composent Les Fermes de Marie sont devenus une institution. Ce « village savoyard au cœur même de Megève », comme le décrivent les revues, s’inspire largement des chalets de caractère autrichiens. Jusqu’à la réalisation des Sibuet, chacun s’accordait à dire que si la France bénéficiait d’un domaine skiable plus attrayant, l’Autriche, plus gemütlich, offrait davantage d’atmosphère. Les sommets français étaient plus hauts, plus majestueux et plus escarpés mais les hôtels autrichiens plus jolis et plus confortables. L’arrivée des Fermes de Marie a bouleversé ces idées reçues. Associant vieilles poutres chaleureuses, tissus en vichy rouge, chaises en bois toutes simples, poteries traditionnelles, boiseries rustiques et feu dans la cheminée, les Sibuet proposent un décor qui incarne l’idéal romantique du chalet sous la neige. Une image galvaudée ? Peut-être. Mais guère plus que le style tarabiscoté des maisons autrichiennes. Les Fermes de Marie sont à la France ce que le Tyrol est à l’Autriche, sans les lederhosen. Quoi qu’il en soit, les Sibuet ont un avantage certain sur leurs voisins iodleurs. Car Les Fermes de Marie savent satisfaire aux plaisirs du palais avec autant de conviction qu’elles satisfont à celui des yeux. Le hameau ne compte pas moins de trois restaurants. La salle gastronomique occupe l’immense volume d’une ancienne grange. Sous les poutres décorées de vieilles cloches de vache et de portraits à l’huile d’aïeux savoyards, skieurs et non-skieurs savourent une cuisine d’une qualité digne des plus grands restaurants citadins. Pour déguster différents produits du terroir, on peut également choisir le restaurant des spécialités fromagères dont la terrasse offre un endroit idéal pour déjeuner lorsque le ciel est dégagé. Pour en savoir plus http://www.fermesdemarie.com

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