Voyage en Arctique

Il y a peu, nous avons organisé un voyage pour dix personnes dans l’une des contrées les plus fascinantes et les plus hostiles de la planète : l’Arctique. L’occasion de revenir sur cette destination résolument inoubliable. Car un voyage en ces terres ne ressemble à aucun autre. Imaginez. Aveuglante sous la luminosité du soleil polaire se déploie une étendue résolument blanche. Et au milieu de ces étendues glaciales, une majestueuse coque noire surmontée de solides bâtiments rouges se fraie un chemin : devant elle, la banquise craque, se fend, s’écarte. Ce roi des latitudes extrêmes, c’est le brise-glace. Destiné à sécuriser la route des navires marchands, il accueille aussi des passagers qu’il emmène jusqu’au 90° parallèle nord. À bord, ni thé dansant ni carnaval, mais de courtes conférences sur la faune et la flore. Ni suites de luxe ni feuilleté de homard, mais des cabines confortables et des repas conviviaux. Pas non plus de coucher de soleil ! Mais des heures et des heures pour apprécier un paysage unique que l’on déguste accoudé au bastingage, se prenant à rêver de mondes inconnus. Et pourtant, le pôle Nord a été bien exploré. Et les discussions vont encore bon train pour savoir qui fut le premier, et quand. Frederick Cook pour certains, en 1908, Robert Peary selon d’autres, en 1909. Seule certitude, l’expédition de Roald Amundsen et Umberto Nobile qui, en 1928, ont survolé le pôle en ballon dirigeable ! De nos jours, les départs se font en général du Spitzberg ou du port russe de Mourmansk (compter 1 semaine pour atteindre le pôle). En chemin, l’on s’approche de l’archipel François-Joseph. Inexploré, il abrite des centaines de colonies d’oiseaux. Puis c’est le pôle. La passerelle est descendue. Un premier pas sur la glace qui équivaut presque à un premier pas sur la Lune tant le dépaysement est grand. Pique-nique bien mérité et, pour les moins frileux, plongeon dans l’Arctique. Frisquet mais mémorable ! Petit signal d’alarme : la majeure panie de la communauté scientifique s’accorde à dire que le réchauffement climatique dû à l’effet de serre met sérieusement en péril la banquise. Si nous ne sommes pas les premiers à voir les pôles, souhaitons que nous ne soyons pas non plus les derniers…

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